matériel de mesure autonome

Des pointes à 70 décibels

14.08.2009 – L’Echo Régional

Le bruit des avions mesuré par l’ADVOCNAR

Créée en 1986, l’ADVOCNAR se bat aux côtés d’élus et d’autres associations pour réduire les nuisances générées par le trafic aérien de l’aéroport Roissy – Charles de Gaulle .

Le sonomètre permet de mesurer le bruit des avions. Ici en compagnie de Joël Ravenel, chargé au sein de l'ADVOCNAR de pratiquer  les mesures techniques.

Le sonomètre permet de mesurer le bruit des avions. Ici en compagnie de Joël Ravenel, chargé au sein de l’ADVOCNAR de pratiquer les mesures techniques.

« Les vols de nuit : le cauchemar des riverains ! ». Forte de cette maxime, l’ADVOCNAR, l’Association de Défense Contre les Nuisances Aériennes, poursuit son combat contre les nuisances sonores perpétuées par les avions, exigeant l’arrêt des vols de nuit . A cet effet, l’association a effectué une demande de « couvre-feu » la nuit sur l’aéroport de Roissy – Charles de Gaulle, déposée en octobre 2008 devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme . L’affaire est en cours .

Certainement pour étayer sa plainte, l’ADVOCNAR se lance dans une étude systématique de l’impact des effets sonores en pratiquant, dans les villes concernées par les couloirs aériens, des mesures à l’aide d’un sonomètre, appareil qui relève des mesures du bruit en décibel (dB), permettant à l’occasion de délivrer des courbes de mesures du son .
« Nous effectuons des mesures en extérieur mais aussi dans les maisons . Car c’est une chose d’entendre les bruits dehors, c’en est une autre de devoir subir le décollage d’un avion à minuit quand on habite sous un couloir aérien …, commente Joël Ravenel, chargé au sein de l’ADVOCNAR de pratiquer les mesures techniques . Nous donnons même à certains de nos adhérents un sonomètre de poche pour relever eux-mêmes, chez eux, le niveau de bruit des avions  »

Mardi dernier, c’était à Ecouen, à proximité du château, que les mesures ont été faites . L’appareil a relevé des pointes, pour certains avions, à 70 dB, principalement ceux qui décollaient à la verticale de l’appareil : « à 65 dB, on est obligé de s’interrompre de parler, tellement il y a du bruit », remarque notre technicien .
Evidemment, l’idéal serait que ces mesures soient automatiques et financées par les municipalités concernées …

Jean-Luc BRAC

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