19.02.2010 – Le Journal de l’Environnement

pollution_NO2

En 2009, la qualité de l’air s’est révélée insuffisante en Ile-de-France, indique Airparif dans son bilan annuel 2009 publié hier. L’année 2008 avait bénéficié d’une météo permettant une absence d’épisode de pollution. Cependant, le niveau de certains polluants (dioxyde d’azote (NO2), ozone (O3), benzène et particules PM 10 et PM 2,5) avaient dépassé le seuil de valeur-limite défini par la réglementation européenne.

L’année 2009 a vu une stabilisation des pollutions chroniques, mais une remontée des cinq polluants cités ci-dessus, selon l’association francilienne de surveillance de la qualité de l’air. Le niveau de NO2, à distance des axes routiers a dépassé la valeur-limite de 42 microgrammes par mètre cube (µg/m3) à plusieurs endroits. Les stations à proximité des axes routiers et notamment des voies autoroutières et rocades dépassent toutes largement ce seuil sur 2.000 kilomètres du réseau. Près de 3 millions de Franciliens ont été exposés à des taux trop élevés de ce polluant.

Les particules PM 10 et PM 2,5 ont augmenté de façon significative et dépassent la valeur-limite (à l’exception des PM 2,5 à distance du trafic). Cela concerne 2,8 millions de Franciliens vivant dans l’agglomération ou à proximité des axes. Par ailleurs, «l’ensemble des 11,7 millions de Franciliens sont potentiellement concernés en 2009 par le dépassement de la valeur-cible recommandée par le plan national Santé-environnement (valeur applicable a partir de 2010) et par la loi du Grenelle de l’environnement d’août 2009», précise Airparif.

Le niveau d’O3 est en augmentation. Comme chaque année, il a dépassé à plusieurs reprises le seuil de l’objectif de qualité défini par la réglementation française et correspondant à une qualité d’air jugée acceptable ou satisfaisante.

Le benzène, à un niveau stable ces dernières années, est en légère diminution, avec un niveau inférieur au seuil de valeur-limite.

Par ailleurs, d’autres polluants, problématiques dans le passé, respectent les exigences réglementaires depuis plusieurs années, comme le dioxyde de soufre, le plomb, ou le monoxyde de carbone.


Le commentaire de l’ADVOCNAR:
Avions = Diesel

Extraordinaire de constater que l’on ne parle pas du trafic aérien lorsqu’il s’agit de la pollution typique du diesel : oxydes d’azote et leur dérivé l’ozone et les particules fines.
D’après Airparif, l’aéroport de Roissy CDG représente une fois et demi le périphérique parisien pour les NOx et la pollution des avions n’est prise en compte que jusqu’à une altitude de 900 m, au-delà, c’est magique, plus rien! Plus grave encore les systèmes catalytiques pour éliminer les NOx sont utilisés maintenant dans toutes les industries et pour les poids lourds diesels depuis 2006. Ce sera appliqué aux automobiles dans quelques années. Pour les avions pas de solution! Le trafic commercial en France est concentré, à 60 % sur l’île de France. Et l’on pourrait raconter la même histoire au sujet des particules fines!…

Alain Péri
Vice-président de l’ADVOCNAR

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