Vos témoignages

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Faites-nous partager votre ressenti pendant les journées sans avions.
Envoyez votre témoignage au secrétariat de l’ADVOCNAR à l’adresse suivante:
contact@advocnar.fr
Il sera mis en ligne sur notre site.


11.06.2010     EyjafJöll ou la folle histoire du printemps des riverains de Roissy CDG.

Tandis que des journalistes enflammés expliquent la nouvelle catastrophe : « Le volcan se déchaîne, explose et crache un panache de cendres et de fumées dans le ciel islandais », un miracle paradoxal s’accomplit à quelques deux mille kilomètres de là…
En effet, « poussé par les vents de sud-est, l’épais nuage de poussière volcanique se déploie dans la stratosphère », nous dit-on, « rendant progressivement impossible tout trafic aérien dans le ciel européen ».
Pourtant, le 16 avril 2010 au matin, il n’y a pas plus de nuage volcanique que de cumulus dans le ciel parisien. Le soleil et la douceur printanière sont au rendez-vous ; une belle journée se prépare…
Pour les riverains de l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle, en revanche, c’est l’étonnement qui est au rendez-vous, puis l’inquiétude qui s’installe progressivement : pas un seul nuage, mais surtout pas un seul bruit venant du ciel ! Que se passe-t-il ?
Quelques uns, hébétés, s’aventurent à l’extérieur et lèvent les yeux, cherchant une explication. Dehors, rien n’est comme avant ; le temps est comme suspendu. C’est le silence qui domine, inhabituel, pesant, presque oppressant.
L’incompréhension est totale : Les plus anciens n’ont pas connu cela depuis mars 1974 ; les autres, les jeunes « nés avec l’aéroport », sont abasourdis. Qu’en est-il du ballet incessant des oiseaux de métal, ponctuant chaque minute qui passe ? Le rythme infernal imposé par le grondement assourdissant des lourds volatiles sillonnant le ciel semble stoppé net. Le ciel est muet ; leur vie bascule soudainement.
Effrayés à l’idée que le silence puisse leur tomber sur la tête, les plus prudents restent à l’intérieur profitant, néanmoins, de la situation pour ouvrir les fenêtres et laisser entrer le soleil. Et là, surprise, ce sont bien les trilles enjoués du merle noir amoureux qu’ils entendent et non pas les longues plaintes déchirantes de l’air mouliné par les réacteurs d’avion ! Quelques audacieux, délaissant leurs abris, osent dresser la table de jardin pour déjeuner en plein air. Les anciens vont jusqu’à déplier une chaise-longue sur la terrasse -remisée depuis longtemps au grenier- pour lire ou brunir au soleil, comme au temps d’avant… On dit même que, pour couronner cette journée à la campagne, les habitants, privés de vrombissement nocturne, auraient passé une nuit reposante, sans recours aux somnifères ou aux bouchons d’oreille.
Le bonheur a un prix ; le silence et l’air aussi. Mais il serait sans doute inconvenant, au regard des pertes provoquées par les humeurs du volcan, d’évoquer les nuages de gaz toxiques économisés et le bien-être éphémère d’une poignée d’humains…
Fort heureusement, la morale est sauve et l’histoire finit bien pour les marchands d’avion. Après six jours de répit, tout a recommencé comme avant et les riverains de Roissy CDG ont rejoint leurs abris phoniques, amers et résignés, d’où ils regardent, avec nostalgie, le blanc dessous des avions, que nombre d’entre eux jamais ne prendront…
On raconte qu’à proximité de l’aéroport, depuis lors, entre deux passages nocturnes de mastodontes lourdement chargés labourant le ciel, un étrange murmure se fait entendre, provenant, soi-disant, des invocations du nouveau dieu au nom imprononçable, le seul en mesure d’enrayer le mouvement perpétuel des avions : EyjafJöll.

D. Paris – Un habitant d’Arnouville


12.05.2010      Un oiseau c’est beau, c’est libre et gai.
Quoi de plus naturel que de les entendre chanter même tôt le matin.
Mère nature est bien faite, elle vit, bouge, gronde et se fâche.
Un beau, très beau  matin les oiseaux étaient perdus  » c’est moi qui fait tout ce bruit, chantaient-ils ? »
Et oui, plus de monstre de fer pour les effrayer et  couvrir leurs chants.
Le calme, un silence assourdissant, profond.
Sensation d’avoir changé de dimension, une dimension sans avion.
Une semaine de bonheur mais le commerce a tous les droits, même celui de faire taire la nature.
Alors tais-toi et ne te plains pas, c’est comme ça !
Il y a ceux qui sont dans les avions et ceux qui sont en-dessous.
Pas de chance pour nous…


09.05.2010      Je viens de lire votre message un peu tard mais cela  me permet de réagir sur l’enfer du trafic qui est réapparu. Nous avons l’avantage ! de nous trouver juste au-dessous du passage des avions et de voir le nom de certaines compagnies telles que FEDEX (avions très bruyants). Donc hier impossible de parler à mon mari lorsque nous étions dans le jardin; ce bruit est stressant et rend impossible des week-ends de tranquilité !
Sincèrement je pense qu’il faudrait d’autres volcans pour faire évoluer les choses et remettre en cause ce système qui a prouvé sa fragilité.
Nous pouvons passer de très bonnes vacances en France et les fleurs en provenance d’Afrique  sont à mon sens une ineptie du point de vue écologique.

Florence Baraton


08.05.2010      Le silence à plein temps c’est formidable, je me suis souvenu que les oiseaux chantaient . Le silence à mi-temps serait déjà pas si mal.

Bernard BRIZION


03.05.2010      Nous avons pu enfin profiter de notre jardin en appréciant le silence de la campagne. Cela nous a détendu et nous a reporté quelques années en arrière. Effectivement nous avions acheté ce terrain il y a plus de 30 ans pour la tranquiiité et la proximité de Paris.
TOUTES LES VILLES FONT LA JOURNÉE SANS VOITURES POURQUOI PAS 24 H SANS AVION.

L. Macias


03.05.2010      j’ai mieux respiré, j’ai mieux dormi, j’ai entendu  à nouveau les oiseaux le matin, le ciel était plus bleu. Plus aucun atterrissage depuis jeudi soir. Quel bonheur !!!!!!!!!!!!!!
J’ai retrouvé la ville que je connaissais quand j’ai acheté.
Il faudrait que les autorités compétentes tombent sur nos discussions pour voir le soulagement des populations concernées. Ca fait beaucoup de bien. Vive la visio conférence.

Arnaud – St Gratien


03.05.2010      Journées sans avions
Nous avions l’impression de vivre en province ! Et de n’être plus du tout en région parisienne…. Entendre les oiseaux au réveil le matin un régal ! mais on savait que cela n’allait pas durer ….

Une habitante de Luzarches (95)


02.05.2010       Des éruptions du volcan islandais avec nuage de poussière, j’en redemande : c’était formidable, inoubliable. Pouvoir profiter de son jardin quand il fait beau avec les avions c’est généralement impossible en raison du bruit des avions (1 toutes les 30 secondes), avoir la table blanche du jardin qui reste blanche, alors là c’était grand car nous avions et le beau temps et le silence ! La nuit a été la cerise sur le gâteau : pas de réveils intempestifs plusieurs fois par nuits et pouvoir se lever en pleine forme.  Je vous le dis « que du bonheur ».  Pour les vacanciers il y a le bateau et une traversée style « la croisière s’amuse » c’est plus sympa que 10 ou 12 h coincé en avion sur un siège en 2ème classe.


01.05.2010      Merci la terre

Vraiment une autre vie depuis que ces trains d’avions ne nous survolent plus. Un peu repos, de tranquilité pour moi qui travaille de nuit.
Mais malheureusement de quoi parle t-on, du fric perdu par les compagnies!
Le fric, le fric et encore le fric et les gens, la pollution, le bruit dans tout ça! À quand le réveil.?
Un grand merci à la terre pour ce réveil qui nous montre qu’elle reste maître face aux hommes!

BERNARD


01.05.2010       Comme tout le monde, j’ai profité au maximum de ces moments uniques !
Premier constat : tout le temps qu’a duré l’interruption des vols, le ciel était d’un bleu azur comme nous ne le voyons plus même par beau temps. Dès la reprise du trafic, malgré le beau temps, dès la première journée nous avons eu droit aux grandes traces dans le ciel et à l’installation progressive d’un voile laiteux.
Deuxième constat : Enfin, on pouvait à nouveau entendre les oiseaux et avoir des soirées dans les jardins sans un seul bruit : le paradis.
Pendant ce répit inespéré, en a-t-on profité pour effectuer des mesures de qualité d’air, de bruit, comme cela avait été fait au Etats-Unis lors de la courte interruption des vols après le 11 septembre , afin de pouvoir mettre sous le nez de nos chers dirigeants des mesures exactes comparatives ? Si ce n’a pas été fait, c’est vraiment une occasion ratée.
Attendons la prochaine éruption….
DF – Montlignon


01.05.2010      Nous avons profité de ces quelques jours sans avions. Enfin les fenêtres grandes ouvertes nous pouvions converser sans se répéter. De plus au jardin quel calme, on entendait les feuilles des arbres vibrer par le souffle du vent. Hélas, cela n’a pas duré. Nous sommes revenus dans le vif du sujet avec la reprise des vols.
Ce fut éphémère, mais bien apprécié.

J. D


01.05.2010      Une expérience inoubliable! L’impression de faire partie de la Nature. Un vrai cadeau!

Mme. U


01.05.2010      Sans avion !
Vivre sans avion quelques jours, ce fut un véritable changement dans mon environnement ! J’ai profité de mes nuits sans être réveillée dès cinq heures, du chant des oiseaux audible sans interruption et d’un sentiment paisible. Cela donne une autre perception de la vie à Cormeilles qui, surtout dans sa partie nord, souffre des nuisances sonores issues du survol des avions. Si seulement cela pouvait faire réagir les personnes décisionnaires afin de trouver des solutions à ce véritable problème de santé publique !

S.Cochain


01.05.2010     Le silence nous a surpris, « il manquait » quelque chose !!! Mais quel bonheur de ne plus entendre les avions de 5-6 heures du matin et de profiter du calme dans le jardin, dommage c’est fini!

M. D.


01.05.2010     Nous avons béni ce volcan qui nous a permis de mesurer combien notre environnement était pollué par ce bruit permanent, un fond sonore qui est stressant, qui insidieusement perturbe notre système
nerveux où, pour échanger téléphoniquement on est toujours obligé d’être à l’intérieur !
Quelques jours pour « jouir » d’un silence  que j’ai savouré, de pouvoir dormir la fenêtre ouverte, se réveiller aux chants des oiseaux. J’aurais beaucoup à dire sur cette parenthèse …

M-T L


01.05.2010     Comme beaucoup de riverains j’ai apprécié ce calme dans notre ciel qui de plus a concordé à des jours de beau temps. C’est une grande impression de détente et de vacances que nous avons ressenti, comme un poids en moins. Dans mon entourage, même les personnes qui ne se plaignent jamais des avions ont ressenti ce bien-être.
Ces quelques jours nous ont fait encore plus prendre conscience de l’ampleur des nuisances que l’aéroport nous fait subir.
Et comme toujours le malheur des uns fait le bonheur des autres!

SM


30.04.2010       Suspension des vols
En fait, on ne se rend pas tout de suite compte qu’il n’y a plus d’avion dans le ciel, parce qu’alors, c’est une situation qui est normale, naturelle. Mais je peux dire que l’ambiance était plus détendue à la maison; Bien sûr, moins de bruit, moins d’agression sonore, moins de nervosité, plus de sérénité. Pas besoin d’attendre que l’avion soit passé pour parler, pas besoin d’élever la voix, ce qui ajoute de la tension.
Puis, quand nous nous sommes rendus compte qu’il n’y avait plus d’avion qui passaient au-dessus de nos têtes, alors nous avons pleinement profité de la douceur du temps dans le jardin, en toute quiétude, presque en harmonie avec notre petit coin de nature…..
Par contre, dès le retour des premiers vols, nous avons réalisé à quel point c’est bruyant, un avion, et à quel point ça empiète sur notre vie privée !
Bravo pour vos actions et votre combat, j’espère qu’il y aura toujours plus de monde pour vous suivre et vous encourager.

JJO


30.04.2010       Le calme revenu
Effectivement je pensais vous témoigner notre immense bonheur de vivre au calme et sans pollution pendant ces quelques jours. « Ecouter le silence » est un véritable plaisir, à Enghien particulièrement survolé où nous résidons. C’est une expérience positive et un évènement rare de nos jours. Ce « miracle » a permis à de nombreux riverains de réaliser combien nous étions victimes du trafic aérien qui est devenu intolérable et dangereux.
On attend l’accident avant de prendre les vraies mesures, comme d’habitude … C’est la nature qui nous a rappelé que c’est elle qui commande et non pas l’homme : quelle belle leçon d’humilité.
Apprendre à vivre plus simplement avec moins de choses, notamment les kiwis de Nouvelle Zélande ou les haricots du Kenya ! A méditer.

Vincent GUILLON


30.04.2010       Nos amis les avions au sol
Oui, comme beaucoup, je me suis dit que la nature allait pâtir à cause des avions, mais égoïstement, j’ai apprécié comme beaucoup de personnes dans mon entourage ces 4 jours sans avions. Le silence sur Soisy, Margency, Taverny, Saint Prix, quelle paix.
Cela à été plus dur au redémarrage car des lignes supplémentaires ont dû être ouvertes pour les rappatriements, réveil à 4 heures du matin par le balai incessant de ces choses qui nous servent bien mais qui nous pourrissent aussi la vie, et le petit temps de bien être que nous pourrions avoir si tout restait calme.
Et nous ne sommes pas les plus à plaindre …

 


30.04.2010       L’Islande est un beau pays
Un ciel bleu, sans rayures, silencieux comme il y a cent ans, nous avons eu la chance d’entendre ça.
Il a fallut un volcan en Islande, complètement improbable… Et pourtant il nous a sauvé pendant quelques jours de ce vacarme ridicule et insensé, du progrès des avions qui emmènent toutes ces âmes en mal de vivre où ils sont, à Bali ou au diable, voir la misère ailleurs si elle a une autre couleur.
Un oiseau, des oiseaux, les feuilles des arbres, et puis rien, juste le silence normal, la terre sans l’homme et sa folie du voyage à 199,99 euros. Allez, je supporterai peut-être le vol d’un Latécoère en bois et toile, mais ce serait déjà la fin de tout.

Eric Salleron – Enghien-Les-Bains


30.04.2010      Du calme
Ah que c’était bien ces journées et ces nuits sans avions ! Comme c’est le printemps, j’ai jardiné. De temps en temps, je regardais la ciel, car il manquait quelque chose. Entre deux avions, on a toujours un peu de calme. Alors, on retient son souffle. Puis un nouvel avion arrive. Mais là, rien. Juste le chant des oiseaux. Eux aussi, ils n’y croyaient pas et chantaient doucement alors que d’habitude, il sifflent à tue-tête entre deux avions.
Et puis la nuit, le silence, le vrai, comme si on habitait la campagne alors que l’autoroute et la voie de chemin de fer sont si proches.
Mon seul regret : j’ai dû partir en vacances. Je serais bien restée pour apprécier ce moment exceptionnel.
Alors bien sûr, je compatis pour tous les gens qui ont économisé pour se payer des vacances, et qui ont perdu leur billet. Mais franchement, que ce serait bien une vie sans avion au-dessus de nous pour toujours.

Muriel – Franconville (juste entre les deux couloir aériens)


30.04.2010      Un ciel serein … un ciel normal
Ces quelques jours sans avions ont été un bonheur. Je me suis sentie beaucoup moins stressée et fatiguée. Le soir je n’avais pas à enfoncer les boules quies dans mes oreilles à cause des vibrations sonores qui  sont horribles même fenêtres fermées et même avec des boules quies d’ailleurs !! Le ciel s’est littéralement ouvert, il n’était plus synonyme de nuisances de malheur et de stress. Le calme accompagné des bruits normaux de la circulation et de la rue. On se sent tellement mieux car on n’est pas agressé. Le cauchemar insupportable a cependant repris avec les vols du Bourget, privés de surcroît, rendant la chose encore plus insupportable. Il faut arrêter cela pour la santé de tous !

Alice –  Saint-Denis


30.04.2010      A Villepinte nous sommes plusieurs dans le quartier de la haie Bertrand à s’être réjouis d’ « un ciel sans avion ». Surtout par un beau WE , nous avons pu profiter de nos jardins , et nous nous sommes rendus compte que même les jours où nous n’étions pas survolés il y avait toujours un bruit de fonds venant du bruit des réacteurs de Roissy et aussi bien entendu Le Bourget. Puisque nous sommes pris entre ces deux aéroports. Pour ma part je me suis un peu défoulée sur les blogs du Parisien et de Rtl , SACHANT bien entendu que des gens étaient bloqués comprenant leurs problèmes et angoisses  mais pour une fois que l’on pouvait profiter de ces belles journées et SURTOUT BIEN DORMIR. Nous en avons été quelque part égoïstement heureux. Mes 360 autres jours est-ce-que ces gens là pensent à nous ???
Bien cordialement

Claudine Malichier – Villepinte Environnement


30.04.2010       On était tellement bien sans les avions, que nous avons bien failli ne pas partir en vacances (en voiture, pas en avion ….) pour profiter du calme retrouvé : dans le jardin, on pouvait enfin se parler, le matin. C’était les oiseaux qui nous réveillaient en douceur. Tout cela contrastait tellement avec notre quotidien. Même tous ceux, qui estiment ne pas être gênés par les avions, ont reconnu que sans les avions la vie était plus relax, et le nouveau commentaire dans la rue était « quel calme ! ».
Si seulement, on pouvait décider d’une journée sans avion  par mois ….

Catherine, la montmorencéenne qui en a ras le bol des avions.


30.04.2010      Quel plaisir  d’ouvrir la porte et d’aller dans son jardin, dans le calme. Avec les avions, c’est l’habitude du bruit et la résignation qui dominent ; sans les avions, immédiatement on ressent quelque chose de différent, d’agréable et c‘est après quelques instants que l’on comprend.
J’espère que cet épisode redonnera du courage à tous les adhérents et que ces quelques jours de bonheur motiveront beaucoup d’autres personnes à rejoindre l’association : l’union, le nombre et la motivation font la force.

HC


30.04.2010      Désolée, je n’ai pas noté la date exacte mais quel bonheur de déjeuner sur sa terrasse et de s’entendre parler, d’entendre le chant des oiseaux et de se croire à la campagne.
Quoi dire de plus : le bruit des avions il faut que ça cesse !

Isabelle


30.04.2010      Nous sommes soumis au doublet-sud avec le trafic Omako-Mossud, les Transatlantiques, le fret nocturne, les avions d’affaires du Bourget etc…. et de plus nous subissons les survols des avions de loisirs de l’aérodrome des Mureaux  avec perspective de 50 000 mouvements, PEB, et les ULM !

La trêve que nous avons vécue, ici grâce à l’arrêt du trafic aérien a été une réelle bénédiction.

Bien que les petits avions de loisirs de l’aérodrome des Mureaux n’aient cessé de venir nous importuner dès 11h et jusqu’à 19h30…
C’est un grave problème pour toutes les communes survolées et un Collectif Silence-78 s’est formé demandant la fermeture de cet aérodrome nuisant.

Nous avons goûté aux nuits calmes bien sûr, aux matinées douces sans bruit aérien : un couvre-feu tombé du ciel …
Nous étions en configuration vent d’est durant plusieurs jours, et nous n’avons plus entendu de sifflements sinistres caractéristiques des descentes effectuées à partir de 518 mètres, 600 mètres sur le secteur..
Nous avons béni ce brave volcan, mais été étonnés de constater le nombre impressionnant de People, de politiques, tous partis aux quatre coins de la planète, pour certains à nos frais, et qui étaient bloqués à l’étranger, les « pauvres » !
Bien que réputée son côté résidentiel, ses belles maisons, nous n’avons pas trouvé la tranquillité environnementale à VILLENNES/SUR/SEINE et n’avons qu’une hâte : vendre et partir.

Mme B.


30.04.2010      Autant on peut comprendre les envies d’évasion par voie aérienne de tous ceux qui pourtant ne connaissent pas bien leur pays… autant on a pu apprécier le récent calme aérien qui n’est pas dû à ceux qui ont toujours donné priorité au transport aérien au détriment de la qualité de vie des milliers de survolés. Faudra-t-il prier pour le réveil de volcans…pour que des marées noires viennent souiller les côtes et ainsi diminuer les réserves d’or noir? Depuis des dizaines d’années nous nous sommes battus , pour que les nuisances sonores aéroportuaires s’éloignent des villes et de Roissy en particulier, pour quasiment rien!.
Oui a présent que nous avons goûté au calme de quelques jours nous allons l’exiger.
L’occasion nous en sera donnée au prochain colloque du 6 mai de l’Association « Ville et Aéroport » présidée par JP BLAZY, Maire de Gonesse, à l’Assemblée nationale.

JC GOAS – Pdt Association Sauvegarde du Parc de Maisons-Laffitte


30.04.2010      Quelle tranquilité ! Et la nuit sans bruits de moteur ?
A quand la prochaine éruption de volcan avec beaucoup de cendres. Merci les Islandais…

MG


30.04.2010       Je suis ravie de vous faire part de ce grand bonheur qu’ont été ces quelques journées sans avions. Sans vrombissement, sans ces accélérations de bruit, en montée comme en descente. Car nous avons la chance d’être situés comme un sandwich, d’un coté ceux qui partent, de l’autre ceux qui arrivent. Au début cela nous a paru même bizarre………ce silence,  les oiseaux, le vent dans les feuilles,   et de pouvoir suivre correctement la lecture.
LE BONHEUR
Et puis, tout est revenu comme avant, avec ce bruit lanscinant, incessant qui envahit notre tête, nous fait nous reprendre à plusieurs reprises quand il faut se concentrer sur un travail. (c’est pire quand il fait ciel bleu). Peut etre avons-nous rêvé………..c’est le pot de fer contre le pot de terre.
Bien sûr c’était devenu catastrophe nationale pour les autres, voyageurs, médias……..ah ceux là, toujours présents pour mettre de l’huile sur le feu…………….l’on ne parlait que des vols qui étaient annulés.
Mais nous, nous étions heureux !!!!!
Peut-être que cela aurait pu faire prendre conscience à certains, qu’il pourrait y avoir un juste milieu…….l’économie cela est important, mais PLUS à n’importe quel prix,  car c’est nous qui en patissons, en dessous.
Et la planète serait reconnaissante……………………..l’on détruit tout.

Ch Flipo


30.04.2010       Moment subtil rappel à l’ordre … mais plus dure fut la chute !
Je constate que notre corps s’habitue très vite au silence (il ressent comme un manque bienfaisant, c’est assourdissant, c’est cela le silence ? quel bonheur!)
Quand le regain d’avions redémarra (il fallait bien rapatrier en nombre) , il n’a pas compris tout de suite sauf qu’il n’aimait pas.
S.B


30.04.2010       Le paradis c’est la première idée qui me vient quand je repense à ces moments.
En trois mots : Bien-être, Quiétude et Harmonie.
Dormir sans être réveillé à 4h30 par les premiers grondements, une vraie nuit reposante et réparatrice, il y avait longtemps que j’avais oublié ce que c’était.
Jardin et ciel clair : pouvoir à nouveau entendre le bruissement des feuilles, le chant des oiseaux, mes pas fouler l’herbe, et revoir un ciel bleu libéré des stigmates de ces trajectoires d’avions, j’ai pu communier avec la nature qui m’entoure, cette nature que l’on veut me faire oublier et à laquelle je reste attaché.
A nouveau j’ai pu me sentir humain, ça m’a donné le vertige tellement c’était bon.
Maintenant que j’y ai goûté, j’attends la prochaine fois avec impatience, alors honteusement, je guette la prochaine éruption volcanique, pour pouvoir me nourrir une nouvelle fois de ce moment de bonheur.

GJ


30.04.2010      Pour une fois, un nuage a fait notre bonheur.
4 jours sans avions et la vie redevient « normale ». Cela tient à peu de chose, hélas pour ceux qui restent bloqués aux 4 coins du monde. On peut faire 4 pas dehors sans être agressé par le bruit ravageur des avions. Profiter de son jardin, étendre son linge à l’extérieur, faire un tour en forêt, déjeuner sur la terrasse, inviter des amis à un barbecue sans que tout le monde lève la tête à chaque passage d’avion et se taise en attendant le prochain.
Alors, messieurs les décideurs aurez-vous tiré des leçons pour le futur; J’en doute. Ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier. La centralisation a des avantages mais aussi beaucoup d’inconvénients: il faut développer un autre aéroport dans une autre zone géographique.
La vie depuis … c’est reparti pour un tour, en attendant le prochain nuage…

Ghislaine – Antenne Advocnar de St-Brice


29.04.2010      Plusieurs jours sans avions dans le ciel, c’est une expérience incroyable.Je ne crois pas qu’il y ait un film de SF qui ait prévu ce type de scénario.
Au début, c’est chouette, on entend super bien les oiseaux et aussi les voisins très loin qui bricolent et qui s’interpellent. Une impression de vacances en total décalage puisqu’on n’a pas bougé de place.
Après quelques jours, cet état du ciel m’a paru angoissant, tel un alcoolique qui n’a pas sa dose.On finit par se dire que cette situation n’est pas normale, parce que ça a duré drôlement longtemps ce grand silence. Deuil est une ville vraiment très calme sans les avions.
Le jour où on aura…, non, il faut plutôt dire : si un jour on avait le BIP, est-ce qu’on remarquerait que les avions ne passent plus ?
La reprise du bruit des avions a été progressive, on s’attendait à pire, du genre rattrapage de ce que l’on n’a pas subi avant.
Maintenant on guette la prochaine éruption… et on plaint tout de même les pauvres Islandais !

Pierre – Deuil


23.04.2010      Pendant quelques jours, le calvaire a cessé ! Pour une fois, j’ai pu dormir comme un bébé. J’ai même eu droit à une panne d’oreiller, ce qui ne m’était pas arrivé depuis longtemps … J’ai pu redécouvrir ce qu’était un ciel bleu, et non pas ce ciel zébré de traces blanches qui devient blanc en fin de journée avec le trafic aérien. On a pu aussi étendre et faire sécher le linge dans le jardin, sans qu’il soit souillé par la suie dégagée par les avions. Avec le retour du trafic aérien, on ne va plus pouvoir le faire …

Jean-Claude Marcus – Ecouen
06 81 41 67 98


19.04.2010      C’est bien dommage pour les voyageurs bloqués, mais quel bonheur de passer des nuits sans être réveillés de façon incessante.
Ces quelques jours sans avions nous permettent de prendre conscience du racket du lobby aérien sur notre droit à la tranquillité.

PK


18.04.2010      Quel bonheur de vivre au calme ! Notre région est vraiment paradisiaque nous ne pouvons qu’encourager ce sacré volcan à continuer à crachouiller, gage de calme pour notre secteur. Un respect scrupuleux des consignes de vol, un arrêt des vols de nuit nous apporteraient je pense un confort bien mérité après tant d’années d’agression sonore. Cet « incident » nous permet d’apprécier les vrais bruits de la vie courante: le chant des oiseaux, les aboiements d’un chien dans le lointain tous ces sons dont nous sommes privés en temps normal ces « détails » étant noyés dans un brouhaha incessant provoqué par cette autoroute aérien. Merci au volcan « truc ». Merci à vous de faire respecter les règles établies en matière de survol des secteurs habités.

Bien sincèrement vôtre.
JCP


18.04.2010      Parfois les résultats dépassent les espérances. Du coté sud Ile-de-France à coté d’Orly, je vis assez bien ce moment.
Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhh quel bonheur !
Je pousserais le cynisme à proposer d’envoyer une lettre de remerciement pour dire à ADP et à la DGAC, qu’on est très content de la situation.
Plus sérieusement, bon courage pour la suite et sachez profiter de la situation présente pour démontrer que par leur absence, les avions nous pourrissent la vie.

J-M C


17.04.2010      D’habitude, c’est 500 vols par jour, 50 vols par nuit au-dessus de chez moi, alors imaginez le changement ! J’ai enfin pu dormir quelques jours sans boules Quies et sans somnifère. Je me suis réveillée reposée. Et puis dans la journée, quel plaisir de profiter de mon jardin, de manger dehors en famille sans être obligée d’élever la voix à chaque passage d’avion … l’impression d’être en vacances.
La reprise du trafic aérien, c’est dur, très dur pour mes oreilles !
Françoise – Soisy


17.04.2010      Bonjour,
Je vous ai fait parvenir quelquefois une plainte ; aujourd’hui, je voudrais vous témoigner de ma bonne humeur.
MERCI LE VOLCAN d’ISLANDE. Avant d’apprendre ce qui se passait, j’avais perçu la tranquillité du ciel et le vendredi soir, je comprends pourquoi.
Samedi matin, impressionnant ce changement d’ambiance… la tranquillité des oreilles et des nerfs grâce au chant des oiseaux que j’entends enfin distinctement. QUEL BONHEUR…
Egoïste au regard de toutes ces personnes qui errent à Roissy… OUI, trois fois OUI, aujourd’hui je décide d’être égoïste et de savourer ce moment où le ciel redevient calme.
Bonne continuation,

F.D