si au moins ils se préoccupaient des riverains!

21.07.2010 – Communiqué de presse de l’ADVOCNAR
Les contrôleurs aériens : si au moins ils se préoccupaient des riverains !

 

Enfermés dans leurs tours d’ivoire, ils veillent sur leurs privilèges.

Si au moins ils se préoccupaient des riverains !

Les associations et les élus se battent depuis des années pour que la protection de l’environnement, de la santé et de la qualité de vie des riverains soit reconnue comme critère de la gestion du trafic des grands aéroports français et en particulier de ceux d’Île-de-France,Orly, le Bourget et Roissy- Charles-de-Gaulle. Évidemment après la sécurité.

Impossible de l’obtenir. Aucun progrès, aucune initiative venant du contrôle aérien.
À la demande du Président de la République en juillet 2007, les travaux pour l’établissement d’une Charte du développement durable de Roissy CDG ont été lancés (novembre 2009). Les mesures modestes discutées jusqu’à ce jour, ont été proposées par les représentants des riverains et le contrôle aérien trouve cent raisons pour expliquer que ce qui se pratique couramment ailleurs est très difficile à Roissy CDG. La spécificité française ! Toutes les grandes industries dans le monde appliquent l’amélioration continue de la qualité. Cette approche demeure inconnue de notre contrôle aérien.

Pire encore nous constatons une dégradation des pratiques à Roissy CDG notamment sur un point important : les croisements de trajectoires à l’arrivée et au départ. En effet, lors de la réorganisation de la circulation aérienne en Île-de-France en 2002, il a été clairement établi, pour des raisons de sécurité et de réduction des nuisances pour les riverains, que les avions venant du nord se poseront sur les pistes nord et les avions venant du sud se poseront sur les pistes Sud. Idem au décollage pour éviter ainsi les croisements. Ceci n’est plus respecté, c’est un mélange inquiétant, dénoncé régulièrement!

Enfin, dans le cadre de la Charte, un représentant du contrôle aérien de Roissy CDG, que l’on souhaitait entendre sur les conséquences d’une procédure de mouvements par léger vent arrière, a fait un exposé de 10 minutes sur la difficile gestion des ressources mentales pour les contrôleurs… sans répondre à la question !

Nous en avons tous conclu ce jour-là que leur préoccupation principale est la défense de leur intérêt propre (après la sécurité sans doute). Ils sont prompts à perturber le trafic pour se faire entendre mais sont complètement sourds quand il s’agit de la santé et de la qualité de vie de centaines de milliers de personnes. C’est inacceptable.


 

Le communiqué de l’ADVOCNAR en pdf