revue de presse

27.01.2011 – Votv
VotvRoissy: les avions bruyants interdits la nuit

lemondefr_pet27.01.2011 – Le Monde
Des mesures pour limiter les nuisances sonores autour de Roissy-CDG mais maintien des vols de nuit

téléchargement26.01.2011 – Vonews
Roissy: pas d’interdiction des vols de nuit, mais des avions moins bruyants

_content-113_35_logo_france326.01.2011 – France 3
Les avions les plus bruyants seront désormais bannis de Roissy
Début du reportage à 10’15 »

_content-113_85_2011-01-26-_Le-Parisien_-Photo-pour-article26.01.2011 – Le Parisien
AÉROPORT DE ROISSY
« Nous n’accueillerons plus d’avions bruyants la nuit »

_content-113_85_2011-01-26-_Le-parisien_-Photo-226.01.2011 – Le Parisien
Elus et riverains mitigés


27.01.2011 – Le Monde

Des mesures pour limiter les nuisances sonores autour de Roissy-CDG mais maintient les vols de nuit

Le ministère de l’écologie bannit les avions les plus bruyants et relève l’altitude d’approche,

Pour les associations qui luttent contre les nuisances sonores autour de l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, c’est un  » petit pas « . La ministre de l’écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a annoncé, mardi 25 janvier, en clôture des rencontres du Grand Roissy, l’interdiction des avions les plus bruyants entre 22 heures et 6 heures du matin, ainsi que le relèvement de 300 m de l’altitude de vol des appareils en approche.

La première mesure s’appliquera dès la fin de l’année aux avions les plus sonores (différentiel de 8 dB). A l’hiver 2013, elle sera étendue aux appareils affichant 10 dB.  » Cela reste en deçà de ce que nous préconisons : supprimer tous les avions dont le différentiel est inférieur à 13 dB, soit 20 % de la flotte « , commente Patricia Lemoyne de Forges, la présidente de l’Autorité de contrôle des nuisances sonores aéroportuaires (Acnusa). Pour Patrick Gandil, directeur général de l’aviation civile (la DGAC), il n’aurait pas été réaliste d’aller plus loin :  » Cette mesure va déjà écarter tous les A320, A321 et Boeing 737 de première génération.  »

Revoir tous les plans de vol

Le relèvement de 300 m des altitudes d’arrivée – réclamé depuis 2000 par l’Acnusa – réduira de 3 ou 4 dB les nuisances perçues au sol : pour un A320, 71 dB à 900 m, 68 dB à 1 200 m et 65 dB à 1 500 m. Mais la mesure oblige à revoir tous les plans de vol. Si le projet actuel conclut à  » une réduction de 50 % des personnes survolées  » avec un niveau sonore supérieur à 65 dB, jusqu’à 73 000 personnes aujourd’hui épargnées pourraient demain voir passer les avions au-dessus de leur maison.

La ministre de l’écologie a demandé à la DGAC de limiter le survol des zones habitées. Une enquête publique sur le sujet doit démarrer le 5 février. Permettra-t-elle d’appliquer cette mesure à l’automne, comme annoncé par la DGAC ? A Orly, une enquête similaire, commencée il y a plus d’un an, n’est toujours pas terminée.

La demande principale des 620 000 riverains concernés par le plan d’exposition au bruit n’a, en revanche, pas été satisfaite.  » Nous voulons une réduction significative et durable des vols de nuit « , résume Alain Péri, le vice-président de l’Association de défense contre les nuisances aériennes (Advocnar). Premier aéroport européen avec 1 500 mouvements d’avions chaque jour, Roissy est aussi le plus actif la nuit : 170 appareils atterrissent ou décollent entre 22 heures et 6 heures, dont une soixantaine entre minuit et 5 heures, principalement consacrés au fret.  » Nous ne demandons pas un couvre-feu comme à Orly, mais un plan de réduction graduel « , dit M. Péri.

Une idée à laquelle les représentants de la DGAC et d’Air France ont opposé une fin de non-recevoir mardi, estimant que cela menacerait le dynamisme de l’aéroport et l’attractivité de l’ensemble de la région, au risque de pénaliser les 100 000 emplois de ce territoire.  » Nous n’avons pas l’intention de fermer Roissy la nuit « , les a rassurés Mme Kosciusko-Morizet, pour qui  » le développement économique de Roissy-CDG repose sur l’augmentation de son activité « .

Grégoire Allix


26.01.2011 – Le Parisien

AÉROPORT DE ROISSY « Nous n’accueillerons plus d’avions bruyants la nuit »

Nathalie Kosciusko-Morizet ministre de l’Ecologie et des Transports

_content-113_85_2011-01-26-_Le-Parisien_-Photo-pour-articleElle est aussi maire de Longjumeau, dans l’Essonne, juste au bout des pistes à l’ouest d’Orly. Nathalie Kosciusko-Morizet connaît sur le bout des ongles la problématique des nuisances aéroportuaires. Venue conclure hier soir les Rencontres du Grand Roissy, organisées depuis lundi avec l’ensemble des acteurs économiques, politiques mais aussi des riverains sur le thème du développement durable de la plate-forme Charles-de-Gaulle, la ministre de l’Ecologie, du Développement durable et des Transports a annoncé des mesures pour réduire les nuisances et développer le site.

Améliorer l’accès. « Un meilleur accès à Charles-de-Gaulle est indispensable », préconise NKM, tirant les leçons de l’épisode neigeux de la fin de l’année 2010. « Je déclare prioritaires, en cas d’intempéries, les lignes de transport vers l’aéroport », affirme la ministre, qui précise que la future liaison CDG Express, qui relie le site à Paris en quinze minutes, est sur les rails. « Et le gouvernement soutient le projet Eurocarex » de transport de fret en TGV, en liaison avec les aéroports européens.

Des avions moins bruyants la nuit. « Nicolas Sarkozy avait, en 2007, demandé que l’on mette l’accent sur la réduction de la pollution sonore, rappelle Nathalie Kosciusko-Morizet. Si nous n’avons pas l’intention de fermer Roissy la nuit, entre 0 heure et 5 heures, des mesures significatives doivent intervenir en contrepartie. Dès la fin 2011, nous n’accueillerons plus, entre 22 heures et 6 heures, les avions les plus bruyants. » La ministre promet même de durcir encore cette règle à l’horizon « 2013-2014 ».
A la Direction générale de l’aviation civile, qui a présenté vendredi ses nouvelles normes en matière de changement de procédures de décollage et d’atterrissage, moins sonores, NKM a demandé « d’aller plus loin avec des procédures de descente continue démarrant de plus haut, à 3000 m d’altitude ». Une mesure qui devrait profiter au secteur de Cergy-Conflans-Sainte-Honorine.

Associer les riverains au développement économique. Les intervenants s’accordent sur la « nécessité de développer l’activité du pôle de Roissy ». Mais, afin que les populations environnantes puissent profiter des richesses ainsi dégagées, « nous allons élargir les projets d’insertion des habitants, annonce Daniel Canepa, le préfet de la région Ile-de-France, et, si nous ne remettons pas en cause le principe du plan d’exposition au bruit (NDLR : PEB, qui limite les constructions dans certaines zones survolées), nous allons donner un peu de souplesse à cette contrainte, pour permettre un renouvellement urbain ambitieux. » Bémol : « Quand cessera-t-on la discrimination à l’embauche à cause du lieu d’habitation qui pénalise lourdement les jeunes de l’est du Val-d’Oise, déjà très sinistrés, même à bac + 5? » s’alarme le député-maire (PS) de Sarcelles, François Pupponi.

Un pilote pour Roissy. Daniel Canepa envisage la création d’une instance pour piloter la plate-forme, en trois entités. « Une conférence territoriale réunissant entreprises, élus et associations de riverains; un conseil de pôle, plus restreint; enfin, un comité regroupant Aéroports de Paris, l’aménageur, le GIP et les agences assurant la promotion du pôle à l’étranger. »

Bénédicte Agoudetsé


26.01.2011 – Le Parisien

Elus et riverains mitigés

_content-113_85_2011-01-26-_Le-parisien_-Photo-2Banderoles, tee-shirts rouges siglés « Non aux vols de nuit » et tracts distribués par une trentaine de militants. L’Association de défense contre les nuisances aériennes (Advocnar) avait improvisé un comité d’accueil voyant mais courtois, hier matin, aux « huiles » venues participer aux Rencontres du Grand Roissy.

A l’issue de la journée d’échanges et de débats, son vice-président, Alain Peri, se disait « heureux des annonces de la ministre, qui nous a écoutés avec une grande compétence après nous avoir reçus la semaine dernière. Notre démarche a payé ».

« Les questions de santé des riverains ont été passées à la trappe », déplore de son côté le docteur Jean-Pierre Enjalbert, maire (Debout la République) de Saint-Prix et président du Collectif Santé contre les nuisances aériennes.

Chez les élus, le député UMP de Roissy, Yanick Paternotte, applaudit. « Tout le monde est aujourd’hui convaincu que l’aéroport doit se développer, ce qui n’était pas le cas voici quinze ans. A condition de ne pas oublier la dimension sociale », souligne-t-il.

Son rival, le maire PS de Gonesse, Jean-Pierre Blazy, président de Ville et Aéroport, est « un peu déçu ». « Les annonces sont positives mais insuffisantes, surtout sur la réduction des vols de nuit », juge-t-il.

Bénédicte Agoudetsé

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