face à la forte hausse annoncée des émissions de CO2 de son aviation

26.08.2011 – Le Journal de l’Environnement

par Valéry Laramée de Tannenberg

Le Royaume-Uni élabore actuellement sa stratégie pour réduire l’impact carbone de son transport aérien. Et ça n’est pas du luxe ! Selon des statistiques publiées, mercredi, par le ministère britannique des transports, les émissions de gaz carbonique des compagnies aériennes opérant en Grande-Bretagne atteindront 48 millions de tonnes par an, en 2030, contre 34 millions en 2010.

Londres s’est donné pour objectif de stabiliser, vers 2050, l’empreinte carbone de l’aviation civile au niveau de celle enregistrée en 2005, soit 37,5 MtCO2.

Pour inverser la poussée des réacteurs carboniques, l’administration Cameron entend inciter les compagnies aériennes à renouveler et à moderniser leur flotte, ne pas permettre aux aéroports d’accroître leur capacité d’accueil, améliorer l’efficacité du contrôle aérien (pour éviter les vols d’attente), favoriser la consommation de carburants d’origine végétale.

Le gouvernemenet de sa Majesté veut aussi faire évoluer les comportements des consommateurs : en promouvant les vidéoconférences et en incitant les touristes à moins emprunter l’avion.

Autant de mesures qui devraient être conjuguées à l’entrée de l’aviation commerciale opérant en Europe dans le marché des quotas de CO2, dès 2012.


Le commentaire de l’ADVOCNAR:

On ne peut qu’applaudir la sagesse et la clairvoyance du gouvernement britannique sur l’effet désastreux du transport aérien sur le réchauffement climatique et demander aux pouvoirs publics français et à l’ensemble des pays européens de prendre exemple pour harmoniser ce genre de mesure au niveau européen.

Patric Kruissel, président de l’UFCNA, président de l’ADVOCNAR

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