Journée contre les vols de nuit!

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COMMUNIQUE DE PRESSE UFCNA / ADVOCNAR

16 mars : Journée nationale du sommeil, journée contre les vols de nuit !
 
Sous les avions la nuit, même quand nous ne sommes pas réveillés, notre santé est atteinte.
 
C’est le thème d’un article paru dans la plus grande revue médicale allemande. Il s’adresse aux médecins.

Le bruit, en particulier celui des avions la nuit, augmente l’hypertension artérielle avec ses conséquences ; infarctus du myocarde, AVC…
Depuis l’étude européenne HYENA portant sur l’observation de 5000 personnes autour de grands aéroports, d’autres études importantes ont confirmé l’importance de ce problème de santé publique. Il va bien au-delà des conséquences des troubles du sommeil sur l’activité diurne, tels que fatigue et troubles de la vigilance pouvant entraîner des accidents du travail et de la circulation, stress et troubles psychiques, altération des capacités cognitives etc. Pour l’OMS, le niveau de preuve est suffisant. Pourtant, les pouvoirs publics français n’ont pas pris en compte l’impact sanitaire des vols de nuit
Roissy CDG est le premier aéroport européen pour les vols de nuit avec 62 000 mouvements annuels sur la période de nuit de huit heures consécutives (22h – 6h). Sur les grands aéroports concurrents tels que Heathrow, Schiphol ou Francfort, nos voisins européens ont pris la mesure les risques sanitaires en appliquant des restrictions sérieuses la nuit (moyenne annuelle pour les trois de 32 à 34 000 mvts). La dernière en date est l’application d’un couvre-feu de 23h à 5h sur l’aéroport de Francfort.

En France, malgré des groupes de travail et une nouvelle commission nationale « vols de nuit » sous l’égide de l’ACNUSA, aucun progrès en vue, hormis quelques mesures insignifiantes
. Pire, on prévoit une augmentation très forte en 2012 sur certains aéroports de province comme Toulouse (Plus 30% et ce, concentré sur la tranche horaire 23h – minuit)…Face à la demande raisonnée des associations et des élus d’une réduction du nombre de vols de nuit comparable aux concurrents européens et donc ne mettant pas en cause le modèle économique du transport aérien, les opérateurs en France soutenus par la DGAC ne défendent qu’une seule position : Aucune contrainte, ne rien changer ! Choquant !
 
À l’aube de cette période d’élections, les associations demandent que l’État, enfin, joue son rôle d’arbitre équitable pour imposer un compromis intelligent entre le développement économique et la nécessaire protection de la santé et la qualité de vie des populations survolées autour des aéroports.


Le communiqué de presse en pdf