l’étude Bruitparif SURVOL met en évidence les relations entre inégalités sociales et expositions aux nuisances – bruit, pollution atmosphérique – sur les territoires concernés par les activités aéroportuaires en Ile-de-France.

07.02.2013 – France 3 journal 19/20

 

Voir la vidéo (visionner à partir de la 6ème minute)

Extrait du reportage:

Autre pollution qui frappe la région Ile-de-France : le bruit.

Une étude de Bruitparif confirme que les premières victimes du bruit sont les Franciliens les plus défavorisés. Cette étude s’appelle SURVOL et elle s’intéresse à 2 zones dans notre région, évidemment sans surprise, au nord autour de Roissy CDG et du Bourget, et au sud autour de Paris Orly. Un large territoire: ça concerne 299 communes pour un peu plus de 2 millions d’habitants.

L’étude tente d’établir un lien entre l’inégalité sociale et l’exposition aux bruits. En clair, est-ce que les plus pauvres vivent là où il y a le plus de bruit ?
Elle valide cette théorie : là où il y a les zones de défaveur sociale les plus importantes, c’est là où il y a le plus de décibels : Gonesse, Sarcelles, Stains, Valenton, Villeneuve-Saint-Georges ou Orly…/…


Lire la note de synthèse volet 3 du projet SURVOL


Le commentaire de l’ADVOCNAR:

L’étude de BruitParif croise des données de caractéristiques socio-économiques (taux de chômage, qualité d’habitat, densité de population…) avec les données issues des mesures de bruit faites par BruitParif et les données de pollution aux oxydes d’azotes issues d’AirParif.

Les nombreuses cartes disponibles de cette étude montrent à l’évidence ce que l’ADVOCNAR dénonce depuis de nombreuses années, que le trafic aérien entraîne une paupérisation croissante des zones soumises au bruit aérien.

Les populations soumises aux nuisances aériennes subissent ce que BruitParif appelle une défaveur sociale et matérielle avec des résultats très corrélés. Ceux qui subissent le bruit aérien sont également soumis à une forte concentration au dioxyde d’azote, dont la valeur limite de 40 microgramme par m3 est très souvent dépassée.

Cette situation est aggravée par le fait que ces mêmes zones concentrent une forte densité de population, notamment le Val d’Oise qui cumule forte défaveur sociale et forte surexposition au bruit aérien, précise l’étude. Dans leur conclusion, BruitParif précise que ces données peuvent aider les pouvoirs publics à prioriser leurs actions en matière de lutte contre le bruit et la pollution atmosphérique et de protection des populations exposées.

Une pierre de plus à notre édifice, s’il en est besoin, pour montrer l’impact sanitaire néfaste du trafic aérien et le peu d’empressement des autorités compétentes à prendre les mesures de protection adéquates.

Patric Kruissel
Président ADVOCNAR

 

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Zone d’étude SURVOL

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Défaveur sociale et nuisances environnementales

 

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