revue médias

12.10.2013 – Vonews

Ils disent stop aux nuisances aériennes

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13.10.2013 – France Inter

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12.10.2013 – Le Parisien

Des idées pour réduire les nuisances aériennes

Les associations abordent l’explosion du trafic aérien sous un nouvel angle : la responsabilité environnementale. Un colloque a lieu ce matin.

Afin d’améliorer la cohabitation entre les habitants et les avions, les associations proposent notamment une descente en continue. Une technique qui consiste à entamer l’atterrissage plus haut, ce qui supprime les paliers et minimise le bruit.

Des atterrissages moins bruyants et moins coûteux, des aéroports fermés la nuit sans incidence économique… Des centaines d’associations estiment aujourd’hui que ces propositions ne sont pas du tout utopiques, comme voudraient le faire croire certains. Pour la première fois ce matin, ces citoyens regroupés en collectif organisent un grand colloque dans l’hémicycle du conseil régional à Paris. L’événement, coordonné par Ile-de-France Environnement (qui représente 370 associations), draine une centaine d’autres groupes locaux de défense de l’environnement.

Au total, ce sont environ 500 associations qui vont tenter de faire entendre leur voix en abordant un thème simple : « le transport aérien en question, moins de nuisances aériennes pour préserver la santé des Franciliens ». L’événement inédit a pour premier but de briser des non-dits. « Nous voulons faire ressortir des données plus ou moins masquées, annonce Michel Riotto, président d’Ile-de-France Environnement. On n’évoque pas souvent le fait, par exemple, que le bilan carbone du trafic aérien francilien est le double de celui de la circulation routière. » Le bruit et le stress qui en découle, la pollution de l’air… Les conséquences multiples et cette circulation intense concerneraient un quart de la population d’Ile-de-France. Ce matin, les associations veulent aborder le transport aérien sous l’angle de sa responsabilité vis-à-vis de l’environnement et de la santé. « Evidemment, notre but n’est pas d’éliminer les avions de notre ciel, nous voulons juste qu’ils soient plus respectueux », souligne Michel Riotto. Et pour améliorer la cohabitation entre les avions et les habitants, les associations ne manquent pas d’idées. Le développement des « descentes douces » en fait partie. « Il s’agit de mettre en place une phase d’approche de l’aéroport qui soit moins bruyante », explique Jean-Marc Buteux, président de la Dirap, association du Vexin. « C’est possible, il y a des techniques qui le permettent. » Cette procédure, également appelée « descente continue », consiste à démarrer l’atterrissage plus haut, ce qui permet de supprimer les paliers pour minimiser le bruit. La technique est déjà généralisée dans les plus grands aéroports des Pays-Bas, d’Allemagne et de Grande-Bretagne. « Il y a même un intérêt économique pour les compagnies aériennes : la descente continue consomme moins de carburant. » De même la fermeture des aéroports la nuit n’est finalement peut-être pas si compliquée. « Des études menées à l’aéroport de Francfort (Allemagne) montrent qu’il n’y a pas de baisse d’activités si l’on supprime les vols de nuit », indique le président de la Dirap.

Ce sont toutes ces idées que les associations veulent mettre sur la table et imposer dans un débat qu’elles jugent souvent tronqué. « Ce colloque permet de montrer avant tout que les associations sont là, qu’elles ont des compétences », résume Jean-Marc Buteux. « D’habitude, nous sommes toujours dans un schéma d’opposition avec d’un côté le lobby aérien qui fait valoir les enjeux économiques et de l’autre les associations qui défendent le cadre de vie et la santé. Nous voulons faire en sorte que les gens se parlent et collaborent. » Outre les nuisances sonores et la pollution, la rencontre de ce matin fera aussi émerger des conséquences méconnues de l’explosion du trafic aérien comme la paupérisation des zones situées autour des aéroports.

Marie Persidat


 

12.10.2013 – Le journal des deux rives

Colloque au Conseil régional d’Ile-de-France :
des associations unies et mobilisées.

2013-10-12-_Le-journal-des-deux-rives_-photo.jpgSamedi 12 octobre les associations environnementales unies autour d’Ile-de-France-Environnement ont échangé sur un sujet récurrent depuis des années : les nuisances aériennes, bruit, pollutions et développement. En termes de moins : moins de vols de nuit, moins de mouvements, moins de bruit, moins de pollutions de l’air, etc. C’est possible !
« De 0 à 50 Km de l’aéroport tout le monde est impacté ! »

Cette information choc frappe par l’importance du problème posé aux Franciliens. Des solutions sont-elles possibles ? C’est en écoutant les interventions des spécialistes que les problèmes sont apparus dans toute leur complexité. Techniques, économiques, fiscales, sociologiques, sanitaires, mais aussi psychologiques, sociales et …politiques. Prenons par exemple la possibilité des vols nocturnes. Pratiquée dans les principaux aéroports européens comparables à Roissy (Francfort, Schiphol et Heatrow) sans dommages économiques, cette pratique devrait être imposée à Roissy. Autre exemple : la descente vers l’aéroport de Roissy par paliers qui occasionne des nuisances surtout sonores, cette nuisance serait atténuée par la descente en continu appelée « descente douce », elle amènerait en plus une réduction des coûts et de la pollution ainsi qu’une amélioration du confort et de la sécurité.

Autre question essentielle : le développement du transport aérien dans l’avenir, « dont le potentiel est grand » (doublement en 2030) et les capacité des avions augmentant, sans un ralentissement dès maintenant des dégagements de gaz polluants, le réchauffement climatique s’accélérera et la pollution de l’air aussi. C’est là qu’on apprendra que la plateforme de Roissy est aussi polluante que le périphérique parisien.
Mais pour en arriver à maîtriser ce développement« il faudra initier un état d’esprit différent des décideurs ». Poser le problème en termes de gouvernance, c’est mettre en cause les rapports entre le gouvernement et la DGAC, or jusqu’à présent les propositions des associations ont pour la plus part été ignorées par les deux.
Quelles actions les associations devront-elles entreprendre pour faire bouger les inerties ? Quelles autorités compétentes faudra-t-il convaincre ? Sera-il nécessaire d’alerter les « politiques » par l’opinion publique ? Il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut rien entendre même s’il s’agit d’un problème de santé publique toutes populations confondues.

Des priorités ont été énoncées : Réduire de 50 % les vols de nuit et instaurer la « descente douce » sans oublier l’injustice sociale crée par les nuisances qui ne sont pas inéluctables et que l’on peut réduire sinon éradiquer.

Espérerons que les élus présents dans la salle auront entendu le message et commenceront à intervenir dans le bon sens. Toujours est-il que deux signes semblent favorables : les propos et l’accueil de Pierre Serre, vice-président du Conseil régional d’Ile de France, chargé des transports et des mobilités d’une part et l’action unitaire des associations qui ont su organiser ensemble ce colloque qui n’est semble -t-il que le premier échelon d’une action concrète à venir.

 

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