_content-216_137_2015-11-25-le-parisien-Deuil-la-Barre, le 24 novembre. Patric Kruissel, vice-président de l’association de riverains de Roissy, l’Advocnar, et la présidente Françoise Brochot ont animé une réunion à laquelle assistait une soixantaine de riverains.

« Depuis un an, les avions volent plus bas, bien en dessous de 1 000 m je pense. Au point, lors du passage d’un appareil, d’être contraint d’interrompre une conversation quand on discute à l’extérieur, explique Félix, un père de famille de Deuil-la-Barre, âgé d’une quarantaine d’années. C’est devenu oppressant, en particulier entre 17 et 19 heures, quand le flux est le plus intense. »

Ce mardi soir, lors de la réunion publique de l’Association des riverains contre les nuisances aériennes (Advocnar) qui se tenait dans sa commune, Félix a adhéré pour la première fois à cette structure qui compte 2 500 membres.

Dans cette commune de la Vallée de Montmorency, proche de l’aéroport de Roissy, l’Advocnar avait été sollicitée par la municipalité pour venir faire le point sur les nuisances. Une soixantaine de personnes avaient fait le déplacement. « Depuis 2007, le doublé sud des pistes de Roissy (NDLR : les deux pistes impactent Deuil-la-Barre) voit son trafic augmenter. Il atteint aujourd’hui 60 % des mouvements », explique la présidente de l’Advocnar, Françoise Brochot.

Une nouvelle réunion d’information le 1er décembre à Sannois

« Plutôt que de demander la suppression des vols de nuit, on réclame désormais leur limitation », a poursuivi le vice-président, Patric Kruissel. Il attend un rapport d’une commission chargée de plancher sur le dossier depuis juin 2014, et qui doit sortir le 18 décembre prochain. L’Advocnar espère alors obtenir que parmi les vols entre 0 h 30 et 5 heures du matin, quinze appareils soient contraints d’effectuer une descente continue. Et non pas par palier, pour soulager les populations survolées.

« Le point de descente se situe vers Sannois, explique la présidente. Au-dessus de Deuil, les avions doivent être à être à 1 100 m d’altitude. On constate que 10 % survolent la ville 300 m plus bas ! » Jean-Pierre Enjalbert, maire DLF de Saint-Prix, a pour sa part insisté sur l’impact négatif des avions sur lasanté. Il a d’ailleurs porté plainte contre le secrétaire d’Etat au Transports pour « mise en danger de la vie d’autrui » (notre édition du 4 novembre). « Il faudrait faire une pétition », a suggéré une Deuilloise.

L’Advocnar tiendra une nouvelle réunion d’information , à Sannois, le mardi 1er décembre à 20 heures.

Daniel Pestel

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