Le 13 juin 2007
COMMUNIQUE DE PRESSE
L’Etat continue de mépriser la santé et la sécurité
des riverains de Roissy
L’ADVOCNAR et la mairie de Gonesse
attaquent au Conseil d’Etat le nouveau PEB
Depuis la création de Roissy et durant son développement, la santé et la sécurité de ses riverains n’ont pas été prises en compte sérieusement. En refusant d’interdire les vols de nuit, l’Etat viole le principe de précaution, le droit à la santé et le droit à un environnement sain. En septembre 2006, l’Advocnar a saisi le Conseil d’Etat d’un recours pour voir constater la carence fautive de l’Etat et en conséquence lui enjoindre d’adopter un couvre-feu des vols de 22h30 à 7 heures. Cette action est en cours.
Depuis le 3 avril 2007, la situation des riverains de Roissy est aggravée par l’adoption du nouveau Plan d’Exposition au Bruit (PEB) de Roissy. L’ADVOCNAR et la Mairie de Gonesse - soucieuses de la santé et de la sécurité des riverains de Roissy - ont déposé le 7 juin 2007 un recours devant le Conseil d’Etat pour obtenir l’annulation du PEB de Roissy.
Le PEB a méprisé les avis et oppositions exprimées. Il a ainsi été adopté :
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contre 109 avis défavorables de communes et d’établissements publics ;
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contre 18.337 courriers de particuliers et d’associations d’opposition ;
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en méconnaissance des avertissements et propositions de l’ACNUSA et de la commission d’enquête publique.
Le PEB a été adopté à l’issue de simulacres de concertations :
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imprécision et retard des informations communiquées ;
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refus de prolonger l’enquête publique réduite à sa durée minimum ;
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refus de prendre en compte les observations et avis recueillis ;
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présentation erronée des avis rendus par les collectivités territoriales.
Le PEB ne protège pas la santé des riverains et leur exposition au bruit :
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il repose sur des hypothèses de développement du trafic et de conditions de circulation aérienne erronées et déjà obsolètes à moyen terme ;
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il valide l’augmentation non maîtrisée du trafic sur l’aéroport.
Le PEB se base sur le dispositif inefficace de 2003 de plafonnement de gêne sonore dont :
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tous les riverains subissent chaque jour les désagréments ;
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la DGAC admet qu’il a déjà généré une augmentation des mouvements de 15% entre 23 h et minuit et de 31 % entre 5 et 6 heures et qu’il sera caduc à échéance de cinq ou de six ans.
Le PEB doit être annulé : Le Conseil d’Etat est saisi
La santé et la sécurité des riverains de Roissy doivent enfin être prises en considération
Le nouveau gouvernement doit oser agir .





