Mars 2006
COMMUNIQUE
Roissy-Charles de Gaulle est aujourd’hui la première plate-forme aéroportuaire européenne en nombre de mouvements (523 000 en 2005). Chaque 24 heures, 1400 avions en moyenne atterrissent ou décollent, dont 160 en pleine nuit.
Ce flux ininterrompu d’avions entraîne un bruit et une pollution de l’air à l’origine d’un impact sanitaire majeur sur les 500 000 personnes survolées à basse altitude. Ces effets néfastes sur la santé ont été prouvés par de multiples études médicales et scientifiques, notamment pour les vols de nuit.
Depuis des années, les habitants concernés tentent par tous les moyens de faire prendre conscience aux décideurs de la catastrophe environnementale qui s’est installée. Tout a été essayé : négociations permanentes au sein de multiples instances de concertation; rencontres régulières avec les élus, les compagnies aériennes, les services de l’aviation civile …
Force est de constater qu’à ce jour l’Etat ne remplit pas son rôle de protection de la santé, de la sécurité et de l’environnement des riverains de l’aéroport de Roissy. L’inaction de l’Etat porte directement atteinte à trois libertés fondamentales à valeur constitutionnelle : le principe de précaution, le droit à la santé, le droit à un environnement sain.
C’est pourquoi l’ADVOCNAR a demandé au cabinet d’avocats qui la représente d’intenter une procédure d’urgence auprès de Monsieur le Président du Tribunal Administratif de Pontoise, juge des référés.
Cette requête a pour objet d’obtenir que l’Etat français mette en oeuvre les mesures de protection de santé publique qui s’imposent, et notamment adopte en urgence un arrête de « couvre-feu » sur l’aéroport de Roissy.
L’urgence est caractérisée : la santé de millions d’individus est en danger.





