Rappel de quelques faits historiques
1974 Inauguration de l’aéroport avec la piste 1
1982 Mise en service de la piste 2
1989 1er plan d’exposition au bruit (PEB)
1995 Rapport Douffiagues proposant la création de 2 pistes supplémentaires (doublets)
1996 Sur recommandation de la mission Douffiagues, décision du gouvernement Juppé de réserver le site de Beauvilliers en Eure et Loir pour la création d’un 3ème aéroport. Création du hub d'Air France
1997 Décision du gouvernement Jospin d’abandonner le 3ème aéroport et d’autoriser les 2 pistes supplémentaires contre la promesse d’un plafonnement à 55 millions du nombre annuel des passagers
1999 Installation du hub de Fedex
2000 Le 25 juillet crash du Concorde. Mise en service depuis la fin 2000 des pistes 3 et 4, doublets parallèles à chacune des pistes originelles situées au nord et au sud de l’aéroport. Longues de 2 700 m contre 3600 m pour les plus anciennes, ces nouvelles pistes sont réservées aux atterrissages
2001 Concertation « Démarche d’utilité concertée pour un site aéroportuaire international » (DUCSAI) proposant de localiser le 3ème aéroport à Chaulnes dans la Somme
2002 Décision du gouvernement Raffarin d’abandonner le choix de Chaulnes pour le 3ème aéroport
Force est de constater que les gouvernements successifs ont fait le choix de privilégier les intérêts économiques du secteur aéronautique en repoussant toujours plus loin les limites de l’acceptable pour les populations survolées. Les pétitions, les enquêtes publiques, les manifestations à Roissy et à Paris ont toujours été ignorées.
L’aéroport de tous les records : 6ème rang mondial et 1er rang européen
L’aéroport CDG à été implanté à seulement 23 km de Paris afin que les retombées économiques générées par son activité restent dans le giron de ses promoteurs parisiens, dans le mépris le plus total du sort des centaines de milliers de riverains concernés dont ceux de nombreuses villes comme Sarcelles, Goussainville, Tremblay-en-France et Gonesse, sans citer les 127 communes concernées par le plan d’exposition au bruit (PEB)…Sur le plan du trafic passagers, CDG occupe le 6ème rang mondial et le 2ème rang européen avec une progression annuelle moyenne de 24,3 % sur la période 2003-2007. Sur la même période, le nombre de mouvements est passé de 515 025 à 552 721, soit une augmentation globale de 7,3 % qui place l’aéroport au 1er rang européen. Il s’est également hissé à la première place européenne pour le fret dont le volume a plus que doublé en 10 ans (+144 %). CDG est en outre le champion des vols de nuit avec 162 mouvements par nuit (59 000 par an entre 22 h et 6 h et encore 22 500 dans le coeur de nuit entre 0 h et 5 h), contre 127 à Francfort, 70 à Liège, 43 à Schiphol et 16 à Heathrow. Contrairement à Orly, les aéroports de Roissy CDG et du Bourget ne connaissent ni plafonnement des mouvements, ni suspension des vols de nuit. C’est pourquoi l’ADVOCNAR a fait de ces limitations ses deux principaux chevaux de bataille, sans oublier le nécessaire transfert du fret vers des aéroports de délestage. Or les perspectives sont plus sombres et alarmantes que jamais, car les décisions stratégiques portent sur le « tout Roissy » qui possède encore une bonne marge de croissance estimée jusqu’à 900 0000 mouvements. Cela vient d’être conforté par la décision 105 du rapport Attali qui se fixe pour objectif de faire de Roissy CDG le premier aéroport européen. Or, outre les risques permanents de crash et l’augmentation infernale du bruit, l’aéroport pollue déjà autant que le boulevard périphérique, axe routier le plus fréquenté de France. Et ce ne sont pas les "mesurettes" annoncées à la suite du Grenelle de l’environnement qui seront de nature à réduire réellement l’ampleur des nuisances.
Hypothèses de croissance du trafic en 2025 : voir graphique
Des aéroports de délestage
Dans l’orbite parisienne se situent les aéroports de Beauvais à 80 km, Vatry à 120 km et Châteauroux à 270 km, les deux derniers misant sur le fret. Mais en dépit de l’attractivité de leurs coûts, de leur accessibilité assurée 24h/24, de la saturation des aéroports d’ADP et de l’abandon du 3ème aéroport parisien, la politique suivie jusqu’à maintenant ne leur a laissé aucune chance. A l’origine ancien aéroport de l’OTAN racheté par le Conseil général de la Marne, Vatry est pourtant raccordé à l’A26 et déjà relié par rail à la nouvelle LGV-Est passant à une trentaine de km seulement. Se situant en 3ème position pour le fret, son potentiel de développement est immense. Mais "l'expressiste" Federal Express (FEDEX) a renoncé à s’y installer. Bien que le fret s’effectue en partie en correspondance et dans les soutes des avions de ligne, il importe de le redéployer au maximum vers des sites dédiés en vue de désengorger enfin CDG.





